Les
Epices dans la cuisine Thailandaise
La cuisine thaïlandaise n'est pas facile à
définir. De nombreuses recettes utilisent la technique
de friture chinoise tandis que les plats au cari reflètent
l'influence indienne.
la gastronomie thaïlandaise
Elle n'est pas qu'un assemblage de traditions culinaires étrangères.
Elle est unique par la variété de ses saveurs
et par sa présentation toujours très raffinée.
Le riz est indispensable à tout plat thaïlandais.
C'est un riz à grain long, spécial, de qualité
exceptionnelle, dont les grains, une fois cuits, restent brillants
et transparents. Les fruits et légumes du pays sont
aussi magnifiques et jouent un rôle important dans la
gastronomie. Mais, bien qu'on ne puisse pas toujours les trouver,
il est possible de préparer ailleurs de la cuisine
authentiquement thaïlandaise, en utilisant seulement
quelques-uns de ses ingrédients les plus particuliers.
Le parfum dominant de la cuisine thaïlandaise est le
nam pla, appelé aussi "soja de poisson" ou
"sauce de poisson". C'est le liquide filtré
qui provient de la fermentation du poisson salé. Très
salé, on l'utilise aussi bien dans la cuisine que comme
condiment. On trouve cette sauce chez tous les épiciers
orientaux. Elle peut être remplacée par du nuoc
mam. On utilise aussi énormément la coriandre,
des feuilles aux racines, sans oublier les graines. Essayez
de trouver de la coriandre fraîche encore munie de ses
racines ; quant aux graines, vous les trouverez très
facilement dans tous les rayons d'épices.
Les Thaïlandais apprécient la nourriture épicée,
mais utilisent plus de piment que de poivre. N'hésitez
pas toutefois à diminuer la quantité de piment
selon votre goût.
L'ail, le gingembre, les échalotes françaises
et les échalotes ordinaires reviennent fréquemment
dans les recettes de ce pays, et vous n'aurez aucun mal à
vous les procurer, pas plus que le basilic, la citronnelle
ou la poudre de laos. La citronnelle en poudre, ou poudre
de sereh, doit être utilisée avec parcimonie
à cause de sa forte saveur de citron. Vous vous en
procurerez dans les magasins de produits indiens ou vous la
remplacerez par du zeste de citron.
Le galangal ou laos (gingembre aromatique), communément
utilisé en Orient, est vendu râpé ou moulu.
C'est un tubercule qui ressemble à celui de l'iris
ou du gingembre. Vous en trouverez dans les épiceries
de produits orientaux ; rien ne peut le remplacer. La pulpe
de tamarin se trouve plus facilement, dans les magasins de
produits indiens, sous forme de petits blocs de pâte.
Si elle est très sèche, faites-la tremper 10
min dans de l'eau chaude avant de l'utiliser.
La
sauce soja
Les Thaïlandais utilisent aussi beaucoup la sauce soja,
très facile à trouver, et le lait de coco.
Quant aux crevettes séchées, vous les trouverez,
étêtées et équeutées, dans
les épiceries orientales, ainsi que les nouilles chinoises
à la farine de riz, ou vermicelle chinois.
Le vermicelle chinois (py mei fun) est à base de farine
de riz et se trouve dans les épiceries chinoises.
Si la recette exige qu'il soit frit et que vous ne trouvez
pas de vermicelle, vous pouvez toujours le remplacer par les
nouilles frites chinoises.
Les crevettes séchées sont vendues complètes,
mais sans la tête ni la queue.
L'aspect d'un repas thaïlandais est très différent
de ce que nous pouvons connaître en Occident. Traditionnellement,
le repas est présenté sur un plateau chargé
d'une série de petits plats de porcelaine chinoise
couverts ou non, et d'un copieux bol de riz, toujours couvert.
Le repas comporte en moyenne, en plus du riz, environ cinq
plats : poulet ou boeuf au cari, poisson, légumes,
salade, dessert, toujours accompagné d'une sauce piquante.
Les Thaïlandais ont adopté l'usage de la cuillère
et de la fourchette. Les couteaux sont inutiles étant
donné que viande, volaille et poisson sont toujours
présentés coupés en très petits
morceaux.
La
présentation des plats
Elle a une grande importance pour les Thaïlandais.
Les racines de gingembre, par exemple, sont conservées
dans le vinaigre qui leur donne une belle couleur rosée,
et sont retaillées en soulignant leurs formes naturelles.
On présente de même certains plats sucrés
dans de jeunes noix de coco vertes.
Le haut est coupé, le lait est recueilli et la chair
crémeuse en est extraite. On en jette ensuite l'écorce
extérieure dure, mais on sculpte la partie intérieure
de l'écorce, plus tendre, ainsi que le bord supérieur
de la noix. On sert par exemple une crème préparée
avec du lait de coco mélangé à des oeufs
et cuite au bain-marie, appelée sankhaya.
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